Category Archives: NÉGOS

Mouvement pour un régime public et universel d’assurance médicaments – Ça manque à ma santé.

Au Québec, le régime d’assurance médicaments est un régime à deux têtes qui comporte une composante publique et une autre privée. 

Le régime public offre une protection qui assure les mêmes garanties de base pour les personnes les plus vulnérables de même que pour les travailleurs et travailleuses qui ne bénéficient pas d’une assurance privée. Les différents régimes privés assurent, quant à eux, le reste de la population active. C’est une réalité qui génère de graves injustices et qui a des conséquences désastreuses pour la population et coûteuses pour les finances publiques. 

Il y a encore des Québécoises et Québécois qui se privent de médicaments faute de moyens. Les personnes rémunérées au salaire minimum ou qui travaillent à temps partiel paient des primes démesurément élevées par rapport à leurs revenus. Les travailleurs et travailleuses peinent à obtenir des améliorations à leurs conditions de travail en raison des coûts de plus en plus importants de l’assurance médicaments.  

Il est temps d’assurer l’accessibilité au médicament pour tous et pour toutes. Un régime public et universel permettrait d’améliorer l’accès, l’équité, l’efficacité, l’efficience, la sécurité et la qualité, au bénéfice de toutes et tous. L’instauration d’un tel régime va permettre, entre autres, de contrôler le coût des médicaments. Les obstacles à l’adoption d’un tel régime ne sont pas économiques, mais politiques. Il faut y remédier.  

Pour en connaître plus sur notre campagne: assurance-medicaments.ftq.qc.ca

SIGNATURE DE CONVENTION COLLECTIVE POUR LES EMPLOYÉS DE SOUTIEN SCOLAIRE MEMBRES DU SCFP

SIGNATURE DE CONVENTION COLLECTIVE POUR LES EMPLOYÉS DE SOUTIEN SCOLAIRE MEMBRES DU SCFP

18 novembre 2021

Les employés de soutien scolaire membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Québec ont une nouvelle convention collective avec le gouvernement québécois. Elle a été signée à Québec ce jeudi après-midi. Le contrat de travail couvre la période du 1er avril 2020 au 31 mars 2023, pour une durée de trois ans. Les augmentations salariales seront de 2% par année, en plus d’une bonification de la structure salariale qui entrera en vigueur en 2022. Aussi, des améliorations aux conditions d’exercice d’emploi favoriseront l’attraction et la rétention du personnel.

La négociation dite de la « table centrale », qui portait principalement sur les salaires, a été menée sous l’égide de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Le second volet, dit des «tables sectorielles», concernait les autres conditions de travail. Voici un aperçu des résultats des négociations sectorielles tenues à la table du soutien scolaire.

  • –Amélioration de la contribution de l’employeur au régime d’assurance maladie de base pour les personnes salariées à temps partiel.
  • –Possibilité de convertir une journée supplémentaire par année de congé de maladie en congé pour affaires personnelles. Il sera permis de convertir trois journées par année au lieu de deux.
  • –Fusionnement du budget de formation annuel associé à chaque employé: la part du comité paritaire et celle de l’employeur seront toutes deux gérées par le comité paritaire.
  • –Création d’un budget d’encadrement des stagiaires et de formation du personnel qui travaille auprès des élèves présentant des troubles graves de comportement.
  • –Ajout de quatre nouveaux titres d’emploi admissibles à la prime des ouvriers spécialisés.
  • –Maintien de la prime des ouvriers spécialisés jusqu’en septembre 2023.

 «Nous avons obtenu une entente exceptionnelle grâce à la mobilisation de nos membres. Le rattrapage salarial visant les bas salariés va faire beaucoup de bien. Parallèlement à la négociation, l’entente sur le maintien de l’équité salariale intervenue en juin va aussi beaucoup aider à revaloriser le personnel. Donc, nous sommes sur une bonne lancée pour améliorer les services publics en éducation. Nous nous tournons déjà vers la prochaine négociation pour poursuivre les avancées, qui seront indispensables vu la situation de manque de main-d’œuvre un peu partout au Québec», a résumé Richard Delisle, président du Conseil provincial du soutien scolaire (CPSS) du SCFP.

Source: https://scfp.qc.ca/signature-de-convention-collective-pour-les-employes-de-soutien-scolaire-membres-du-scfp

PAIEMENT DE L’ÉQUITÉ SALARIALE ET RÉTROACTIVITÉS DU SECTEUR PUBLIC : LE GOUVERNEMENT SE TRAINE LES PIEDS

Montréal, le 5 novembre 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) déplore les retards de paiement des rétroactivités dans le secteur de la santé et les sommes dues dans le dossier des règlements de l’équité salariale. Pourtant, la FTQ rappelle qu’un accord de principe dans le secteur public a été conclu en mai dernier et que la convention collective du secteur de la santé a été signée en octobre. Aussi, les règlements du dossier de l’équité salariale datent de mai et juin. Pourquoi tous ces retards? Nos membres en ont assez d’attendre et sont en droit d’obtenir les sommes dues. Par ailleurs, nous attendons toujours après le gouvernement pour signer les conventions collectives du secteur de l’éducation.

Ce qui anime notre colère, c’est que le Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS) a confirmé aujourd’hui à nos équipes que les délais pour les paiements rétroactifs en lien avec les ententes d’équité et des sommes dues à la suite de la signature de la convention collective du secteur de la santé ne seraient pas respectés. Que les délais dans le dossier de l’équité pourraient même être repoussés jusqu’au 21 mars 2022. Cette information a été communiquée qu’hier aux agents payeurs alors que la majorité de ces ententes ont été convenues en mai et juin dernier.

Les nouveaux taux liés aux règlements d’équité devaient être appliqués 60 jours après la signature des ententes, c’est désolant. Le gouvernement, le CPNSSS et le Conseil du trésor doivent assumer leurs responsabilités en ce qui a trait à ces retards de paiement, faire preuve de transparence et informer les salariés sans tarder.