Category Archives: NÉGOS

La FTQ accuse Québec de désavantager les femmes – Journal Les Affaires

Par Dominique Talbot – 11 septembre 2023 – Journal Les Affaires – Source: https://www.lesaffaires.com/secteurs/gouvernement/la-ftq-accuse-quebec-de-desavantager-les-femmes/643236

Le ton monte et les couteaux volent bas entre les représentants syndicaux et le gouvernement. Au cours de la fin de semaine et lundi matin, la présidente de la FTQ, Magali Picard, a publiquement sous-entendu que les offres de hausses salariales de 9% du gouvernement, en comparaison avec celles de 21% à la Sûreté du Québec, s’expliquaient parce que la grande majorité de ses membres étaient des femmes. Une déclaration qui a fait sursauter la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

«Le gouvernement s’est donné 31% d’augmentation (pour les député. es) et la semaine dernière, 21% à la Sûreté du Québec, ce qui nous paraît tout à fait correct. Comment ça se fait que de l’autre main, on offre 9% aux travailleurs de l’État québécois, qui gagnent 44 000 $ par année en moyenne ? Ça n’a pas de bon sens», a commenté Magali Picard au micro de Paul Arcand.

«La vérité, c’est que j’en suis à me demander si c’est parce que nous représentons 78% de femmes, qu’on se fait offrir 9% d’augmentation. L’équité salariale traîne depuis des années avec ce gouvernement», a-t-elle poursuivi.

Ce à quoi Sonia LeBel a répliqué en entrevue avec Les Affaires, en disant que la Loi sur l’équité salariale a des critères très sérieux et que le gouvernement «était très soucieux de suivre l’application de celle-ci. C’est important que les femmes, à travail équivalent, aient un salaire équivalent», a-t-elle ajouté.

Au cours de la fin de semaine, Magali Picard avait tenu des propos semblables au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne.

Ces déclarations ont piqué au vif la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, qui dit mal comprendre pourquoi le discours de la partie syndicale emprunte cette voie.

«Personne se lève le matin en se demandant qu’est-ce que je peux faire pour défavoriser encore plus les femmes», dit Sonia LeBel. «Ce n’est pas vrai que nous avons la double analyse de vouloir favoriser les hommes au détriment des femmes», continue-t-elle.

«Je ferais d’ailleurs remarquer que lors de la dernière convention collective, qui n’est pas si loin, nous avons mis l’accent sur les salaires dans des domaines qui sont en majorité occupés par des femmes : l’éducation, la santé, et les éducatrices de CPE.»

«Dans nos deux ententes précédentes en éducation, en santé et dans les CPE, on est allé chercher des 18%, des 11% et des 16% d’augmentation. Cela n’a pas disparu du paysage hier soir. […] On ne part pas de nulle part, et c’était dans des secteurs majoritairement féminin», ajoute la présidente du Conseil du trésor.

 

«Des questions qui sont légitimes»

Appelée par Les Affaires à clarifier ses propos, la présidente de la FTQ persiste et signe. «J’assume mes propos et je pense qu’il y a lieu de se questionner. […] J’aimerais que le gouvernement réponde à cette question. Pourquoi 30% c’est bon pour les députés, 21% pour la SQ, et dans ce cas, je ne suis pas contre ça, c’est juste et raisonnable ? Et qu’en même temps, on dit aux 420 000 autres travailleuses et travailleurs que vous, c’est 9% pour les cinq prochaines années.»

«Comment, dans le contexte économique actuel, on peut arriver à 12% de moins, alors que nos gens ont de la difficulté à arriver ? Ce sont des questions tout à fait légitimes. Et on se les pose», insiste-t-elle.

La présidente de la FTQ ajoute aussi que «le gouvernement est très bon pour prendre des emplois qui frappent l’imaginaire. Les enseignantes, les infirmières. Mais elles ne travaillent pas toutes seules. Elles travaillent dans des équipes multidisciplinaires. Et tous ces autres postes, comme ils sont moins connus de la population, ont été abandonnés par le gouvernement depuis les vingt dernières années.»

Rappelons qu’au cours de la fin de semaine, le front commun intersyndical du secteur public, qui négocie au nom de 420 000 travailleuses et travailleurs, a annoncé qu’il amorçait une série de consultations auprès de ses membres pour obtenir un mandat de grève, pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée.

Ces consultations se tiendront du 18 septembre au 13 octobre.

Malgré le durcissement des échanges, Sonia LeBel demeure confiante d’en arriver à une entente. «Ça fait longtemps qu’on sait que les syndicats se préparent à obtenir le droit de grève. Cela fait partie de leurs processus. Ils en ont parlé au printemps. Est-ce que suis surprise, la réponse est non ? Est-ce que je souhaite que nous ayons des grèves ? La réponse est évidemment non. […] Je vais faire tous les efforts nécessaires pour qu’on arrive à une solution le plus rapidement possible.»

De son côté, Magali Picard se dit optimiste que les parties en arrivent à une entente. «Les canaux de communication sont toujours ouverts», souligne-t-elle. Dans l’attente d’une entente, une grande journée de mobilisation nationale est prévue dans les rues de la métropole le 23 septembre prochain.

 

Le grand tumulte – Chronique de Michel David – 12 septembre 2023 – Le Devoir

Michel David – 12 septembre 2023 – Le Devoir – Source: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/797845/chronique-grand-tumulte 

Sous le titre Le grand tumulte, un documentaire de l’ONF a immortalisé l’affrontement de 1972 entre le gouvernement Bourassa et le front commun des syndicats du secteur public, qui avait culminé dans l’emprisonnement des chefs des trois grandes centrales.

Dix ans après, c’est le gouvernement Lévesque, aux prises avec la plus grave récession depuis les années 1930, qui avait provoqué une nouvelle crise en imposant aux employés de l’État des compressions salariales temporaires de 20 %.

Si le Parti libéral du Québec (PLQ) avait été réélu haut la main à peine un an après le bras de fer de 1972, celui de 1982 avait marqué le début de la fin pour le Parti québécois (PQ). Quarante ans plus tard, certains ne le lui ont toujours pas pardonné.

Le contrecoup avait été presque immédiat. Non seulement trois ministres avaient été bousculés par des travailleurs du secteur public à leur arrivée à un conseil national tenu à Québec, mais le PQ avait perdu coup sur coup quatre élections partielles dans des circonscriptions où il l’avait facilement emporté à l’élection générale de 1981.

Contrairement au PQ de l’époque, que les syndicats percevaient comme leur allié naturel, la Coalition avenir Québec (CAQ) n’a jamais eu la prétention d’avoir « un préjugé favorable envers les travailleurs ». Malgré ce que plusieurs appréhendaient, la victoire de la CAQ en 2018 n’a pas entraîné une guerre sans merci entre le gouvernement Legault et les syndicats, qui lui prêtaient les pires intentions. Somme toute, le dernier volet de négociations s’est déroulé sans trop de heurts.

Les choses se présentent nettement moins bien cette fois-ci. On assiste depuis des mois à un dialogue de sourds, si bien que le front commun a décidé de demander à ses membres un mandat qui permettrait de déclencher une grève générale illimitée s’il n’arrive pas à s’entendre avec le gouvernement. On n’en est pas là, mais le premier ministre François Legault dit lui-même craindre le déclenchement de grèves dans les secteurs de la santé et de l’éducation à compter de la fin du mois.

Certes, le ton n’est plus celui de 1972, quand le monde syndical entendait faire le procès de l’État capitaliste, voire l’abattre. De la même façon, si l’inflation fait présentement des ravages, la situation économique n’a rien à voir avec celle de 1982, quand les taux d’intérêt avoisinaient les 20 %. Il n’est pas question de réduire les salaires et personne n’ira en prison.

Plaider les limites de la « capacité de payer » de l’État fait partie des figures imposées à chaque négociation, d’autant plus que le gouvernement a fait le choix de baisser les impôts et de distribuer des chèques à tout le monde. Il n’est pas question non plus d’offrir les mêmes augmentations à tout le monde.

Bien entendu, cette frugalité ne concerne pas les députés, qui ont reçu une augmentation immédiate de 30 000 $, ni les policiers de la Sûreté du Québec, qui auront droit à une hausse de 21 % en cinq ans, alors que la majorité des employés de l’État devront se contenter de 9 %.

Même s’il ne s’agit sans doute pas d’une « offre finale », l’écart avec les demandes syndicales est tel qu’il est difficile d’imaginer un compromis acceptable pour tous, comme l’ont constaté les médiateurs qui ont tenté de trouver une voie de passage.

Si une entente se révèle impossible, le danger n’est pas de voir les dirigeants syndicaux recommander à leurs membres de défier une éventuelle loi spéciale ordonnant un retour au travail, comme cela avait été le cas en 1972, mais plutôt de provoquer une désaffection généralisée dans l’ensemble du secteur public.

Aussi perturbateurs qu’ils aient pu être, les grands confits des décennies précédentes n’avaient pas pour toile de fond la pénurie chronique de main-d’oeuvre qui afflige présentement les services publics. Quand il est aussi facile de trouver un emploi ailleurs, comment peut-on espérer attirer et retenir des gens qui estiment ne pas être traités avec le respect qu’ils méritent ? M. Legault l’a souvent répété : les travailleurs, y compris les employés de l’État, ont maintenant le gros bout du bâton. La dynamique des négociations doit s’adapter à cette nouvelle réalité.

Dans le passé, il suffisait d’attendre que l’opinion publique en ait assez pour adopter une loi qui mettait fin à la grève aux conditions souhaitées par le gouvernement. Aujourd’hui, le résultat serait désastreux. Le succès du redressement des réseaux de la santé et de l’éducation, dont la CAQ devra répondre à l’élection de 2026, passe nécessairement par l’adhésion de ceux qui y oeuvrent. En ce sens, le succès de l’opération repose moins sur le ministre de la Santé, Christian Dubé, ou sur celui de l’Éducation, Bernard Drainville, que sur leur collègue du Trésor, Sonia LeBel.

S’il y a une chose dont les hôpitaux et les écoles n’ont pas besoin, c’est bien d’un nouveau tumulte, même un petit.

RÉSERVEZ VOTRE PLACE : Manifestation nationale du 23 septembre

Il y a des autobus pour les employés du CSSDGS ne désirant pas prendre la voiture.  Merci de vous inscrire avant vendredi le 15 septembre.

S’inscrire pour les autobus : Cliquez ici.

En cette période de négos, nous devons être en grand nombre pour lancer un message clair ! invitez parents, familles et enfants ! Partagez ! C’est une manifestation pour toute la population !

Merci et bonne journée,

 

Isabelle Girard

Présidente

 

Tract_Manifestations_23sept

MANIFESTATION NATIONALE POUR NOS SERVICES PUBLICS – 23 septembre 2023 à 13 h au parc Jeanne-Mance à Montréal

Comme vous le savez, le secteur public est en négociation depuis bientôt un an. Nos demandes tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles ont été déposées en octobre dernier et les offres du gouvernement en décembre. En date d’aujourd’hui, nous sommes toujours au même point qu’au jour 1. Nous faisons face à un gouvernement qui offre des augmentations dérisoires (9 % sur 5 ans alors que sa propre évaluation de l’inflation est à 16,9 % pour les 5 prochaines années), qui veut attaquer le régime de retraite pour détenir au travail les salarié(e)s et qui offre des conditions de travail médiocres tant en santé qu’en éducation.

L’actuelle négociation au secteur public est LA négo où ça passe ou ça casse! Si des améliorations importantes, voire majeures, ne sont pas gagnées lors de cette négo, le secteur public sera encore plus mal en point qu’il ne l’est déjà.

Où : parc Jeanne-Mance à Montréal

Quand : le samedi 23 septembre dès 13 h

Le front commun demande la médiation

https://www.lapresse.ca/actualites/2023-05-18/secteur-public/le-front-commun-demande-la-mediation.php

« Je ne peux pas croire qu’on est capable, comme gouvernement, de se remplir les poches, en laissant les gens pour qui on est directement responsable, travailler et continuer d’exercer leurs fonctions dans des conditions aussi misérables. Donc vraiment, il y a une écœurantite, il y a une déception majeure », rapporte Magali Picard, présidente de la FTQ.

 

Le front commun intersyndical du secteur public demande la médiation dans sa négociation avec Québec – une étape significative vers l’intensification de la mobilisation de ses 420 000 membres.

La demande de médiation du front commun survient au lendemain d’une déclaration de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, qui veut accélérer le rythme de ces négociations en vue du renouvellement des conventions collectives qui concernent plus de 600 000 employés de l’État, même cet été s’il le faut.

Mais le front commun, qui est composé de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’APTS, soutient que ces déclarations ne se traduisent pas aux tables.

« C’est tout le monde qui demande la médiation sur toutes les tables, parce qu’on ne parle que des priorités gouvernementales actuellement. On n’est pas capable de placer nos priorités, celles des 420 000 membres qu’on représente », soutient en entrevue Robert Comeau, président de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Ces travailleurs dans la santé, les centres jeunesse et les écoles, déjà irrités par la pénurie de personnel et la surcharge de travail qui s’ensuit, ont « hyper mal reçu » l’annonce du gouvernement Legault d’une augmentation de 30 000 $ pour les élus, souligne M. Comeau.

Québec offre à l’ensemble des employés de l’État 9 % d’augmentation sur cinq ans, plus un montant forfaitaire de 1000 $ la première année, plus une somme équivalant à 2,5 % réservée à des « priorités gouvernementales ». Québec évalue donc son offre à 13 % sur cinq ans et affirme qu’elle tient compte de l’inflation.

« Il y a une écœurantite »

Les syndicats ne peuvent s’empêcher de constater le fossé avec les députés.

« Je ne peux pas croire qu’on est capable, comme gouvernement, de se remplir les poches, en laissant les gens pour qui on est directement responsable, travailler et continuer d’exercer leurs fonctions dans des conditions aussi misérables. Donc vraiment, il y a une écœurantite, il y a une déception majeure », rapporte Magali Picard, présidente de la FTQ.

« On n’est pas à l’étape de dire que les députés ne méritent pas une augmentation. Ce qu’on dit, c’est que ce qui est bon pour minou est bon pour pitou. L’ensemble des arguments qu’on nous place pour les députés, ce sont les mêmes arguments qu’on place à la table des négociations pour les augmentations des salariés dans le secteur public », s’indigne François Énault, vice-président de la CSN responsable de la négociation du secteur public.

Le médiateur servira de tiers indépendant pour tenter de rapprocher les parties. Il fera ensuite rapport sur l’état de ses travaux.

Le recours à la médiation est-il un signe que la négociation traîne en longueur sans trop de progrès ? « Si la négociation allait bien, on se concentrerait sur négocier », répond Éric Gingras, président de la CSQ.

« C’est le fameux passage obligé. Pour se donner les outils, les membres nous ont dit d’arriver avec une stratégie de grève. C’est pour ça qu’il faut se faire une stratégie. Par contre, après ça, pour aller en grève, on ira en assemblées générales et les membres en décideront », conclut-il.

BANDANAS DU FRONT COMMUN

Bonjour à toutes et à tous,

Vous avez reçu ou recevrez les bandanas du FRONT COMMUN. Celui-ci est à porter, de la façon dont vous le souhaiter pourvu qu’il soit visible, TOUS les jeudis jusqu’à avis contraire. Il est le signe distinctif qui rassemble tous les corps d’emplois du secteur scolaire au niveau des demandes touchants le monétaire (RREGOP, salaire, congés parentaux, etc.)

Bien que dans certains codes de vie de l’école, il y ait interdiction de porter le bandana. Ce cas n’est pas le même ici. Il s’agit d’exercer de façon légale, par le code du travail, un moyen de pression. Ce droit n’est qu’aux moments des négociations. C’est une belle opportunité de faire de l’éducation syndicale ou tout simplement de parler de droit du travail.

Au courant des prochaines semaines, vous recevrez du matériel qui vous permettra de vous identifier au quotidien, dans vos milieux de travail. Ce sera une façon de nous démarquer en tant que membre du soutien scolaire au SCFP. Restez à l’affût !

En attendant : Vous êtes invités à porter vos couleurs des VRAIS INDISPENSABLES tous les mardis. Tous les anciens chandails et bandanas nous représentent encore et nous aident à être visible !

N’oubliez pas de remplir votre carte d’adhésion ( https://scfp3280.com/adhesion )et de vous inscrire sur notre liste d’envoi ( https://scfp3280.com/liste )… Les négociations sont débutées et vous recevrez de l’information régulièrement.

Finalement, Il y a une assemblée générale extraordinaire lundi le 17 avril à 19h30 via Zoom. Le lien se retrouvera sur notre site internet ( https://scfp3280.com ) et Facebook ( https://facebook.com/scfp3280 ). C’EST UNE ASSEMBLÉE IMPORTANTE OÙ IL Y AURA VOTE ! Un seul sujet est à l’ordre du jour. Les membres du comité de négociation seront sur place pour vous faire un résumé de l’état des négociations. Par la suite, nous passerons à un votre quant à l’intensification des moyens de pression.

Merci et bonne journée,

Isabelle Girard
Présidente

COMMUNIQUÉ DU FRONT COMMUN – JEUDI LE 30 MARS 2023

 Diffusion le jeudi 30 mars à 10 h

 

COMMUNIQUÉ

 

Négociations du secteur public

 

Échéance des conventions collectives : le printemps se réchauffe et la mobilisation aussi!

 

Québec, le 30 mars 2023. – Près de 2000 militantes et militants, issus des réseaux de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont réunis aujourd’hui au Centre des congrès de Québec à l’occasion du rassemblement du Front commun pour marquer l’échéance imminente des conventions collectives du secteur public et discuter de l’intensification de la mobilisation qui s’annonce.

 

« Nous, d’une seule voix! Le message est clair. Ce rassemblement est l’occasion de tisser des liens, d’échanger et de discuter entre collègues des enjeux de cette négociation et des différentes stratégies, mais c’est surtout une étape importante de la mobilisation pour la ronde de négociations 2023 », d’indiquer François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Robert Comeau, président de l’APTS, et Magali Picard, présidente de la FTQ.

 

« Nous sommes prêts à nous mobiliser et nous serons présents sur le terrain pour rappeler au gouvernement que notre objectif est d’améliorer l’accessibilité et la qualité des services en bonifiant les conditions de travail et en accordant aux travailleuses et aux travailleurs des augmentations salariales permettant un enrichissement et une protection permanente contre l’inflation. Après lui avoir tendu la main, on s’attend maintenant à ce que le gouvernement fasse mieux que son dépôt de cette semaine, qui ne bonifie rien et qui continue de faire en sorte que les travailleuses et les travailleurs s’appauvrissent. Ça prend beaucoup plus que de la “réorganisation du travail” et de la “flexibilité” pour pallier les effets dévastateurs de la pénurie de main-d’œuvre sur le quotidien de celles et ceux qui travaillent dans nos réseaux. Il faut réinvestir à la hauteur de la gravité de la situation », de poursuivre les leaders syndicaux.

 

Le Front commun insiste sur le fait que la population tient aux services publics et qu’elle reconnaît le besoin de réinvestir. La pandémie a démontré à quel point les travailleuses et les travailleurs de ces réseaux font partie du quotidien des Québécoises et des Québécois. Mais il y a une contradiction évidente entre baisser les impôts et parler de restructuration, alors que le Front commun dénonce les bris de services, l’exode de l’expertise et les difficultés d’attraction. « Notre monde est épuisé, c’est très clair. Mais le gouvernement ne devrait pas sous-estimer sa volonté et sa capacité de mobilisation », ont-ils ajouté, tout en faisant valoir l’importance du Front commun dans le contexte actuel.

 

« Nous, d’une seule voix; ce sont les membres qui l’ont voulu. Ils nous ont demandé de travailler ensemble, en toute solidarité, en contrepoids aux stratégies de division du gouvernement, qui ne font que nuire aux réseaux. Parce que, chaque jour, ce sont ces femmes et ces hommes qui font les frais du manque de vision à long terme dans nos écoles, nos centres, nos hôpitaux, nos CIUSSS, nos collèges, etc. Dans un contexte de finances publiques en bonne santé, il n’y a vraiment aucune raison pour que le gouvernement ne dépose pas de nouvelles offres véritablement bonifiées. »

 

« Et attention! Il faudra que cette négociation réponde aux besoins des 420 000 travailleuses et travailleurs que nous représentons. Au-delà de l’agenda politique de la CAQ, il y a des centaines de titres d’emploi tout aussi essentiels de laissés-pour-compte par les offres du gouvernement. Le travail des uns influence celui des autres, c’est un écosystème. Et oui, nous entendons défendre et négocier un règlement équitable pour l’ensemble des membres du Front commun. C’est une question de respect. »

 

Revendications en bref

 

Rappelons brièvement qu’au plan salarial, le Front commun revendique l’application d’un mécanisme permanent d’indexation annuelle basé sur l’indice des prix à la consommation (IPC), ainsi qu’un enrichissement visant un rattrapage salarial.

 

  • Pour 2023 : une hausse de 100 $ par semaine pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs OU IPC + 2 % (selon la formule la plus avantageuse);
  • Pour 2024 : IPC + 3 %;
  • Pour 2025 : IPC + 4 %.

 

Le Front commun porte également d’autres revendications à la table centrale, notamment en ce qui concerne :

 

  • la retraite;
  • les droits parentaux;
  • les disparités régionales;
  • les assurances collectives;
  • les lanceurs d’alerte.

 

Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation

 

  • Moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun : 43 916 $;
  • Retard salarial : -11,9 %;
  • Retard de rémunération globale : -3,9 %;
  • Proportion de femmes parmi les membres du Front commun : 78 %.

 

Pour plus d’information sur la négociation en cours : https://www.frontcommun.org/.

 

À propos du Front commun

 

Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur. Les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2023.

 

– 30 –

 

Renseignements

 

Noémi Desrochers, CSN

Cellulaire : 514 216-1825

noemi.desrochers@csn.qc.ca

 

Maude Messier, CSQ

Cellulaire : 514 213-0770

messier.maude@lacsq.org

 

Jean Laverdière, FTQ

Cellulaire : 514 893-7809

jlaverdiere@ftq.qc.ca

 

Maxime Clément, APTS

Cellulaire : 514 792-0481

mclement@aptsq.com